Mehdi Ackermann est né en 1988 à Montreuil-sous-bois. Après avoir fait des études de philosophie et d’esthétique à Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, il s’oriente vers l’audiovisuel et le cinéma. Parallèlement à des expériences de monteur dans le champs du documentaire, il a également monté des films d’artistes. Il réalise son premier court métrage Plein emploi en 2017, actuellement en post-production, et est lauréat la même année de la résidence « l'Atelier » organisé par Cinema93 et Coté Court. Il écrit un projet de court métrage intitulé Stigmate et un projet de moyen métrage intitulé Le temps du rêve.

Daniele Balit est historien de l’art, théoricien et commissaire d’expositions. Docteur à l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, il enseigne l’histoire de l’art à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon et est chargé de cours à l’université Paris 8, où il est chercheur associé du laboratoire TEAMeD - Théorie, Expérimentation, Arts, Médias et Design. Ses recherches portent sur les convergences audio-visuelles des arts dans la période « post-Cage », ainsi que sur les pratiques contextuelles et in situ. Il a obtenu en 2014 une bourse du Cnap (soutien à la théorie et critique d’art) pour une recherche sur l’artiste Max Neuhaus dont il est spécialiste. Parmi les articles publiés figurent « From Ear to Site – On Discreet Sound » (Leonardo Music Journal, n°23, 2013 – MIT Press) et « Pour une musique écologique – Max Neuhaus » (Critique D’Art n°44, Printemps/Été 2015). Il est coéditeur de l'anthologie Les pianos ne poussent pas sur les arbres - Ecrits et Entretiens de Max Neuhaus, en cours de publication aux presses du réel, coll. ochetecho. Il est membre fondateur de la plateforme curatoriale 1:1projects à Rome, du collectif OuUnPo, et initiateur de Birdcage, galerie temporaire et itinérante autour des pratiques sonores. Ses projets curatoriaux récents incluent : Blow-up (Paris : Jeu de Paume, 2012), No Music Was Playing (Montreuil : Instants Chavirés - Brasserie Bouchoule, 2014), Red Swan Hotel (Rome: MACRO, 2015), Wetlands Hero (Chatou: Cneai, 2015), Max Feed (Besançon : Frac Franche-Comté, 2016) et Mix Feed (Besançon : Institut Supérieur de Beaux Arts: 2016), exposition en deux volets, dont il prépare actuellement le catalogue.

Annalisa Bertoni enseigne à l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes et est membre associé du CEPA (Culture, esthétique et philosophie de l’art) à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne. Elle est l’auteur d’une thèse sur Marguerite Duras (Au seuil du texte : genèse du Ravissement de Lol V. Stein, à paraître chez Peter Lang) et de nombreux articles sur cet auteur. Ses recherches portent aussi sur les écritures contemporaines (François Bon, Martine Sonnet, Jean-Philippe Toussaint, Marcelline Delbecq, Suzanne Doppelt), avec une attention particulière pour le processus de création et la relation entre littérature et arts visuels.

Romain Bigé enseigne la philosophie et pratique la danse. Il se forme à l’improvisation aux États-Unis, puis en Europe, auprès de Lisa Nelson, Nancy Stark Smith, Joerg Hasmann, Matthieu Gaudeau et bien d’autres. Il a co-fondé, en 2014 L’œil et la main, un collectif dédié à la création d’espaces et de temps de pratique autour du Contact Improvisation. Dramaturge, il a accompagné plusieurs créations théâtrales de la metteure en scène tchèque Linda Dušková et a collaboré avec divers chorégraphes et danseurs (Myriam Lefkowitz, Chris Aiken, Boris Charmatz, João Fiadeiro). Agrégé de philosophie et diplômé de l’École Normale supérieure en 2013, boursier Fulbright en 2016, il vient de soutenir une thèse en philosophie et en études en danse, Le partage du mouvement. Une philosophie des gestes avec le Contact Improvisation, dirigée par Renaud Barbaras dans le cadre du doctorat Science Art Création Recherche de PSL*/ENS. Chercheur, il collabore au Labodanse dirigé par Asaf Bachrach (CNRS) dédié à la recherche en sciences cognitives sur l’improvisation conjointe. Enseignant, il donne un cours de philosophie de l’art et de philosophie des gestes dans la License pluridisciplinaire de PSL* à Paris (ENS-Mines), et avec le danseur et pédagogue Matthieu Gaudeau, il a créé Espaces tactiles, un cycle d’ateliers dédié à construire des ponts entre danse et philosophie.

Adrien Genoudet est écrivain, cinéaste et chercheur en histoire visuelle. Après des études en histoire et en anthropologie, il prépare une thèse en cinéma et mêle sa pratique artistique à ses travaux de recherche. Il est Attaché temporaire d’enseignement et de recherche au Collège de France, attaché à la chaire du Pr. Patrick Boucheron depuis septembre 2016. Il enseigne le cinéma, l’histoire et les arts visuels à Sciences Po Paris depuis 2012 et à l’École Européenne Supérieure de l’Image (ÉESI). Il a également enseigné à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales entre 2013 et 2014. Depuis 2013, il est chercheur associé à l’Institut d’histoire du Temps Présent (IHTP) au CNRS et chercheur-associé au Musée Albert Kahn. Il a publié un premier essai Dessiner l’histoire. Pour une histoire visuelle, préfacé par Pascal Ory (2015) et est l’auteur d’un premier roman, L’Étreinte, aux éditions Inculte (2017). Il a réalisé deux longs métrages et trois courts métrages présentés dans le cadre de festivals ou dans des centres d'art. En 2017, il est lauréat du prix de la Fondation Hugot du Collège de France.

François Jullien, philosophe, helléniste et sinologue, a déployé son travail à partir des pensées de la Chine et de l’Europe. Il en a tiré, plutôt qu’une comparaison, une nouvelle problématisation qui, déconstruisant du dehors les partis-pris de l’ontologie européenne, permette de reconsidérer, d’un autre biais, les champs de la stratégie, de l’éthique ou de l’esthétique. Cette réflexion interculturelle l’a conduit à reposer la question de l’universel en l’affranchissant tant de l’universalisme facile (ethnocentrique) que du relativisme paresseux (culturaliste) ; ainsi que d’un dia-logue des cultures envisagées, non plus du point de vue de leur fantasmatique identité, mais des ressources que leurs écarts font apparaître pour la promotion du commun. Il en a dégagé, du même coup, une philosophie qui, se déplaçant de la pensée de l’Être à la pensée de l’Autre, tente de déjouer, dans son écriture conceptuelle, la prise identitaire du concept occultant la vie ; et, par là, de développer une philosophie de l’existence en tant que promotion de ressources.


Julie Perrin est maîtresse de conférence au département danse de l’université Paris 8 Saint-Denis et membre du laboratoire Discours et Pratiques en Danse (MUSIDANSE – EA 1572). Elle est actuellement membre junior de l'Institut Universitaire de France (2016-2021) et développe une recherche intitulée "Chorégraphie et paysage". En 2016-2019, elle conduit avec Myriam Gourfink et Yvane Chapuis un projet de recherche soutenu par La Manufacture - Haute école spécialisée de Suisse occidentale à Lausanne intitulé : La composition chorégraphique aujourd'hui. Quels outils pour quelle position artistique ? Ses recherches portent sur les savoirs propres à la danse contemporaine à partir de 1950 aux États-Unis et en France, en particulier sur la spatialité en danse et la chorégraphie située. Elles concernent la relation esthétique et se déploient à travers l’analyse des œuvres en interrogeant les processus perceptifs, la notion d'œuvre, les modes de composition, ou encore le travail du danseur en situation de création ou de transmission. Cette enquête sur la création contemporaine (sur les œuvres comme sur le discours et écrits des artistes chorégraphiques) a donné lieu à plusieurs publications, parmi lesquelles : Projet de la matière – Odile Duboc : Mémoire(s) d’une œuvre chorégraphique (CND / les presses du réel, 2007) ; Histoire(s) et lectures : Trisha Brown/Emmanuelle Huynh (coéd. E. Huynh et D. Luccioni, les presses du réel, 2012) ; Odile Duboc. Les mots de la matière. Écrits de la chorégraphe (coéd. F. Michel, Les Solitaires intempestifs, 2012) ; La Composition en danse aujourd’hui. Enquête sur 10 chorégraphes (coéd. Y. Chapuis, M. Gourfink, La Manufacture, à paraître en 2019).
L’analyse de la spatialité en danse – spatialités architecturales, chorégraphiques, corporelles – s’est développée selon deux axes complémentaires : le premier concerne la spatialité scénique et interroge le lieu théâtral comme machine de vision à travers les conduites de l’attention proposées par l’art chorégraphique. Il a donné lieu à un ouvrage intitulé Figures de l’attention. Cinq essais sur la spatialité en danse (les presses du réel, 2012). Parallèlement, cette recherche sur la spatialité se déploie selon un second axe à travers l’analyse de projets chorégraphiques conduits hors des théâtres. Il a donné lieu à la publication de nombreux articles sur la danse hors la scène ou sur la chorégraphie située, c’est-à-dire une chorégraphie conçue avec ou pour un lieu singulier. Cette recherche s’est développée dans un regard attentif à des figures historiques américaines (Merce Cunningham, Anna Halprin, Simone Forti…) aussi bien qu’à des artistes contemporains (l’Agence touriste, Gustavo Ciriaco, Catherine Contour, Myriam Lefkowitz, Laurent Pichaud…). Il s’agit de comprendre comment ces chorégraphes habitent en danseur, provoquant des situations poétiques, sociales, sensibles qui invitent à redéfinir les usages de la ville, les représentations de la nature, autant que la place de l’art aujourd’hui.

Bibliographie complète et articles accessibles en ligne sur http://www.danse.univ-paris8.fr