« AUTO-FICTIONS »
La Fabrique des nouveaux imaginaires #17
Histoires des gestes vivants
Par Marcela Santander Corvalán
Vendredi 27 novembre 2026
Ouverture des portes, 19h30 • Performances, 20h
Aux Laboratoires d'Aubervilliers
Entrée libre, sur réservation
❝ Comment raconter des histoires en ces temps chaotiques ? Comment créer des espaces de liberté, d’imagination et de tendresse, où les corps ne sont pas contrôlés, surveillés, capturés, capitalisés ? Pour cette Fabrique, j’invite quatre artistes à explorer la puissance émancipatrice et critique de l’auto-fiction. Le virtuel, l’internet, l’IA, l’absurde, la vulnérabilité, l’intime ou encore les arbres généalogiques inventés deviennent des moyens de résistance collective pour raconter ce qui ne peut pas être entendu, compléter des histoires manquantes ou faire exister des récits effacés. ❞
Marcela Santander Corvalán
Une soirée imaginée par Marcela Santander Corvalán
Avec Morgane Baffier, Saphir Belkheir, William Cardoso et Bast Hippocrate
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LES ARTISTES ET PERFORMANCES
(Going down the) rabbit hole — Morgane Baffier
[ conférence performance ]
Cette performance prend la forme d’une errance sur Internet, guidée par différents imaginaires de l’intelligence artificielle. Elle s’ouvre sur la Dead internet theory, puis traverse les phénomènes des AI girlfriends et du slop. On bascule ensuite vers une autre réalité : les récentes actions de l’ICE, et les liens entre les politiques sécuritaires de Donald Trump et les technologies développées par Palantir.
À travers la performance et la vidéo, Morgane Baffier explore les cultures numériques comme des espaces de production de récits, de croyances et de formes d’autorité contemporaines. Depuis plusieurs années, elle développe un travail autour des intelligences artificielles — recherche soutenue par une bourse de post-master dédiée à ces enjeux — qu’elle aborde à la fois comme objet esthétique et comme champ éthique et politique, en s’intéressant notamment à leurs usages dans les sphères intimes mais aussi policières et militaires. Son travail a été présenté au Palais de Tokyo, au MAC VAL, au Mois Multi (Canada), aux Urbaines (Suisse), à Fieldwork Marfa (États-Unis) et à l’Art & Design Center de Fuzhou (Chine).
> Conception et interprétation : Morgane Baffier
> Durée : 25 minutes
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Sycomore — Saphir Belkheir
[ danse / performance ]
À travers la constitution d’un arbre généalogique fictif, Saphir Belkheir dessine sa propre lignée composée de figures effacées par l’Histoire. Leur évocation fait surgir en creux un héritage colonial et patriarcal qui laisse de côté les existences en marge de la norme. Pourquoi danse-t-il aujourd’hui comme il danse ? Que pouvons-nous saisir de ses gestes ? L’artiste, nourri par l’expérience queer, puise sa force dans un récit habité d’ancêtres imaginaires. Comme l’arbre nommé Sycomore, la performance immersive fait naître de nouvelles branches pour convoquer et relier entre elles des individualités et leurs traces futures.
Artiste franco-algérien basé à Marseille, Saphir Belkheir crée des dialogues poétiques teintés de simplicité et de radicalité. Croisant pratiques chorégraphiques, design et art visuel, en partie autodidacte, il est influencé par le hip-hop et les esthétiques populaires. Après une formation à l’École Nationale Supérieure des Arts Déco de Nancy (2012-2015), Saphir suit en 2021 le programme DETER mis en place par Bintou Dembélé et Albane Guinet-Ahrens et obtient son diplôme du master Exerce de l’ICI-CCN de Montpellier Occitanie (2023). Par la tension et la densité, il crée des formes et performances sobres dont les significations et les lectures se superposent et explorent les tensions coloniales et les assignations de nos sociétés contemporaines.
> Conception et interprétation : Saphir Belkheir
> À savoir : Le spectacle est proposé dans une version adaptée, avec un dispositif technique allégé
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Coalescence — William Cardoso & Bast Hippocrate
[ performance ]
Ton iris. Quelque chose de moi qui se reflète en toi. Un puit profond. L'eau y est écarlate. En boire, se mélanger sans perdre une once de soi. Être avec toi sans avoir à te prendre par la main. observer les trous dans nos cœurs sans y voir de présage de mort. Circuler sous la peau de l’un à l’autre, s’adosser au creux d’une veine, là où la tendresse rencontre ce qu’elle ne sait pas encore nommer. Il y a des histoires qui se transmettent sans paroles. Des violences qui se déposent au sommet des vertèbres, des gestes qui se répètent avant même que nous ayons appris à les reconnaître. Entre désir et résistance, comment cesser de rejouer ce qu’on a reçu ? Se permettre de s’approcher sans s’appartenir, se reconnaître sans se confondre, une proximité qui n’obéit à rien. Ni à l’héritage, ni à la possession, ni à la promesse de durer.
Bast Hippocrate, chorégraphe Suisse afrodescendant basé à La Chaux-de-Fonds, et William Cardoso, chorégraphe Luso-Luxembourgeois basé entre Luxembourg et Lisbonne, développent des pratiques où le corps devient un espace d’intimité, de résistance et de transformation. À travers une physicalité brute, l’autofiction et l’engagement politique, leurs démarches explorent les relations humaines, les vulnérabilités et les tensions entre histoires personnelles et enjeux collectifs.
> Conception et interprétation : William Cardoso, Bast Hippocrate
> Production : Maxine Devaud oh-la-la performing arts production
> Partenaires : Festival Backslash - Gessnerallee
> Durée : 30 minutes
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INFORMATIONS PRATIQUES
Vendredi 27 novembre 2026
Ouverture des portes, 19h30 — Performances, 20h
Aux Laboratoires d'Aubervilliers
Entrée libre, sur réservation

