
La Fabrique des nouveaux imaginaires #11
Autoportraits aux non-humain·es
Par Patricia Allio
Vendredi 20 février 2026
Ouverture des portes, 19h30 • Performances, 20h
Aux Laboratoires d'Aubervilliers
Entrée libre, sur réservation
Et si la frontière entre l’humain et le non humain ne relevait que de la fiction ? Et de quelle fiction parle-t’on ? Les deux propositions explorent ce flou identitaire et le trouble ontologique à l’aune de la fragilité qui affecte les humaines et parient sur les potentialités transformatrices de la performance.
Une soirée imaginée par Patricia Allio
Avec Hantédemos et Marion Zurbach
........................................................
INFORMATIONS PRATIQUES
Vendredi 20 février 2026
Ouverture des portes, 19h30 — Performances, 20h
Aux Laboratoires d'Aubervilliers
Entrée libre, sur réservation
![]()
........................................................
-
LES ARTISTES ET PERFORMANCES
Nous sommes le festin — Hantédemos
[ performance ]
Nous sommes le festin est une performance réunissant un humain, un personnage à l’intelligence artificielle situé dans un sceptre de fou et une renarde en 3D vidéo projetée. Au gré de leurs conversations et de leurs chants s’élabore un conte philosophique hybridant les esthétiques médiéval et numérique. La performance explore l’étrange lien qu’instaure l’humain avec la renarde. Leur relation apparaît de plus en plus ambigüe, entre fascination divine et rituel amoureux dérangeant. Presque aussi désincarné que son interlocuteur IA, le protagoniste humain semble aliéné dans la complexité contemporaine, désespéré de retrouver un corps parmi les terrestres, quitte à se réincorporer dans la chaîne alimentaire en tant que proie.
Hantédemos est né·e en 1990, iel est basé·e à Marseille. Diplômé·e de l’ENSAPC en 2015, et du Fresnoy en 2025 son travail est porté par l’écriture et suit le fil rouge de fictions manifestées dans le cinéma et la performance. Ses travaux ont été montrés au Fresnoy à Tourcoing, au Frac Aquitaine, à Around Vidéo à Lille, au Point Ephémère, à la Fab, et à Césure à Paris, à Mains d’Oeuvres à Saint Ouen, à Ugly Duck à Londres, aux festivals Go Short à Nijmegen et Oodaq à Rennes.
Summoning a chorus of vilaines — Marion Zurbach
[ danse ]
Dans ce solo, Marion Zurbach se relie aux figures aux marges du ballet romantique, dont elle convoque les archétypes oubliés ou dénigrés. Elle élargit la perspective aux mondes non-humains, aux espèces dites « nuisibles » ou « invasives », pour en explorer les puissances de transformation. Inspirée par ces formes de vie à la marge, elle cherche une poétique des figures impures et fantastiques. La performance trace le cheminement de leur apparition dans une danse aux aguets, en suspension. Des créatures tapies dans un devenir inachevé, prêtes à émerger. Cette transformation est aussi façonnée par une expérience intime : une maladie chronique qui affecte ses articulations. Elle inscrit ainsi son corps et son histoire dans un continuum instable, où la fragilité devient ressource et moteur de réinvention.
Marion Zurbach crée des œuvres chorégraphiques en dialogue avec les recherches en éthologie et en narration spéculative. Elle commence sa formation à l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille, puis à l’Atelier Rudra Béjart Lausanne. Elle danse avec le Ballet National de Marseille et la Tanz Compagnie Konzert Theater Bern. En 2018, elle obtient un master en Théâtre et Performance à la Haute école des arts de Berne et reçoit le Prix June Johnson (Prix suisses de la danse). Elle reçoit des commandes chorégraphiques du Tanz Ensemble Luzerner Theater et Tanz Bielefeld.

